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Témoignage, la Scop Bouchard

Du patron entrepreneur Pierre Bouchard à la Scop Bouchard

 

hier... ...aujourd'hui

 

Lorsque Pierre Bouchard a repris après la Seconde guerre mondiale la société de machines agricoles de son père, rue de Quilly, il ne faisait que perpétuer la vocation entrepreniale de la famille. "L'oncle de mon mari, Emile Bouchard, a également été à l'origine de la création de la fameuse enseigne, Legallais et Bouchard", se souvient Marie-Rose Bouchard. Blessé près de son domicile lors du bombardement de la commune en juin 1944, Pierre Bouchard a connu son épouse lors de soins que cette infirmière lui prodiguait. Après guerre, le couple s'est installé à Bretteville sur Laize, toujours rue de Quilly. "Pierre a poursuivi l'entreprise d'outillage et de serrurerie. Il a monté un hangar qui était à l'emplacement actuel de la Scop actuelle, rue de Quilly." Les enclumes, les forges et étaux sont, eux, toujours là, dans le petit atelier qui jouxte la maison. Petit à petit, l'entreprise a pris son essor. "Il a été un précurseur. Les campagnes passaient de l'animal à la machine. C'était le temps de la démocratisation des moissonneuses batteuses et des tracteurs." Pierre Bouchard était notamment le concessionnaire Volvo, des machines de haute gamme avec un fort potentiel de développement. Un marché qui a fait le bonheur de nombre d'agriculteurs du secteur, de Pierre Bouchard et de ses employés.

"Il y avait cinq à six ouvriers et deux employés de bureau." Le patron était un homme très exigeant mais juste. "La preuve : une fois les employés embauchés, ils se plaisaient bien dans l'entreprise et y restaient." A tel point que lorsqu'il passa la main en 1980 souhaitant prendre du repos, la succession fut assurée par ses propres salariés. "Mon mari souhaitait prendre sa retraite après des années de travail sans prendre de vacances, ce que l'on a pu faire lorsqu'on a arrêté. La solution de la Scop a été la meilleure. Les ouvriers ont ainsi pu garder leur travail et gérer le stock de pièces gratuitement." La Scop est une société coopérative où les salariés sont associés et détiennent au moins 51% du capital et 65% du droit de vote. Cette formule fait ses preuves depuis plus de 30 ans. "Nous avons perpétué l'héritage Bouchard", raconte Serge Guillouet qui a été un des fondateurs de cette Scop, aujourd'hui à la retraite. "On y entrait après avoir fait ses preuves. La personne que l'on embauchait était d'abord salarié de la Scop. Elle faisait ses classes pendant trois ans avant qu'on ne lui propose de faire partie de la famille." Ce dispositif règle toujours la vie de l'entreprise qui a actuellement neuf employés. Son créneau est toujours axé sur les machines agricoles. Volvo s'est retiré depuis longtemps et c'est la marque allemande Fent qui constitue le moteur de l'entreprise. "En quelques années, tout a changé avec le passage à l'informatique, poursuit Serge Guillouet. Tout se passe sur ordinateur et le personnel doit faire sans cesse se former. On est partit du forgeron après guerre, au technicien détenteur d'un BTS, aujourd'hui." C'est cette adaptation constante à la technologie qiu fait la force de la Scop Bouchard et lui permet de répondre immédiatement aux besoins de la clientèle.

 

Marie-Rose Bouchard peut être tranquille. L'héritage laissé par son mari est entre de bonnes mains. Son entreprise est florissante.

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